Nadir Hifi exigeant dans le succès en SuperCoupe : « Je n’ai pas montré l’exemple »

Nadir Hifi reste exigeant après le titre de SuperCoupe LNB
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À partir de 5€Essai gratuitPourtant MVP du week-end de SuperCoupe, avec 37 points sur deux matchs et un premier trophée soulevé à Roland-Garros, Nadir Hifi n’a pas la mine la plus rayonnante qu’il ait déjà affichée. Si la satisfaction d’ajouter un trophée manquant jusqu’alors à l’armoire du club est naturelle, le leader parisien n’en reste pas moins exigeant et insatisfait de sa copie du soir.
15 points face à Roanne, seulement deux tirs rentrés, 10 lancers francs et 1 passe décisive : le jeune homme veut encore mieux faire. Même si ce succès est fondateur, d’après lui, de la « famille » Paris Basketball.
Un premier titre cette saison pour vous Nadir, après deux matchs particulièrement disputés en première période. Mais vous trouvez les ressources pour dérouler après la pause…
Ce sont deux matchs complètement différents. Face à Nanterre en demi-finale, on a très bien joué tout au long de la rencontre, et on a pu rapidement creuser un écart. C’était différent contre Roanne, avec une défense qui a réussi à nous stopper et à nous mettre en difficulté sur la première mi-temps. Nous n’avons pas été bons.
On n’a pas si mal défendu, mais en attaque, on a joué à l’envers. Moi le premier, je n’ai pas montré l’exemple : j’ai fait une première mi-temps totalement à l’opposé de ce que j’avais proposé hier. Mais je suis globalement content de la deuxième mi-temps, où nous sommes revenus avec d’autres intentions pour aller chercher ce trophée.
« À la mi-temps, on s’est dit qu’on ne pouvait pas faire pire »
Qu’est-ce qui provoque justement ce déclic à la mi-temps ?
Chacun d’entre nous s’est dit dans le vestiaire qu’on ne pouvait pas faire pire. Et le coach a demandé de faire bouger le ballon. Roanne switchait sur tous les écrans en défense, ce qui nous a posé d’énormes problèmes en début de match. Faire bouger la balle, enchaîner les stops défensifs et courir nous a énormément aidés. Ils ont commencé à fatiguer.
Vous entrez dans le grand bain cette semaine avec un déplacement au Panathinaïkos puis à Nancy. L’équipe est-elle déjà en mesure de livrer un match solide en EuroLeague et d’enchaîner ?
On n’a pas le choix ! On commence par un déplacement très compliqué en Grèce. Personne n’est totalement prêt à ce stade de la saison, surtout pour les équipes renouvelées. On sait qu’on va jouer dans une atmosphère énorme à Athènes. J’espère qu’on pourra repartir de là-bas avec la victoire. C’est crucial de l’emporter dans ce genre d’ambiance, pour souder un groupe.
Votre coach, Maxime Lefèvre, remporte son tout premier titre en tant qu’entraîneur principal. Cela rend-il ce trophée plus important encore ?
Bien sûr ! C’est sa toute première saison en tant que coach principal, il découvre aussi ce rôle. J’aime beaucoup le personnage. Dès les premiers instants, lorsqu’il m’a appelé, j’ai senti qu’il allait me faire confiance, qu’il croyait en moi et qu’il voulait absolument que je sois son joueur. Dès que je ressens cette confiance et ce désir chez un entraîneur, ça me donne immédiatement envie de tout donner, de bien jouer et de faire gagner l’équipe. Je suis très heureux qu’on gagne un premier titre ensemble aussi tôt dans la saison, et j’espère qu’on accomplira de grandes choses cette année.
Depuis Paris, Roland-Garros…
































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