Recherche
Recherche
Logo Coupe du Monde FéminineCoupe du Monde Féminine
  • À la une
  • Présaison LNB
  • Mon actu
  • Matchs
  • Frenchies
  • Pro Basketball Manager
  • Mes joueurs
  • Collection
  • Scouting
  • Records
  • Équipe de France
  • Interviews
  • CONTACTEZ-NOUS

« On ne dort pas la nuit » : Jean-Aimé Toupane et son staff au défi de préparer une finale de Coupe du monde en 24 heures

Deux ans après les Jeux Olympiques, l'équipe de France de Jean-Aimé Toupane est en finale d'une nouvelle compétition mondiale. Le sélectionneur assume les ambitions d'or portées par ses Bleues.
« On ne dort pas la nuit » : Jean-Aimé Toupane et son staff au défi de préparer une finale de Coupe du monde en 24 heures

La belle accolade entre Jean-Aimé Toupane et sa capitaine Gabby Williams après la qualification des Bleues pour la finale de la Coupe du monde

Crédit photo : Cécile Thomas
MARRE DES PUBS ?

Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.

À partir de 5€Essai gratuit

Jean-Aimé, on a l’impression que votre équipe ne se satisfait pas de cette simple qualification pour la finale…

Oui, nous sommes là où on voulait arriver mais aujourd’hui, on veut la plus belle (médaille). Ce sont des compétitrices et on va se préparer à ça demain.

France (F) 86 - 64 Allemagne (F) · Coupe du Monde Féminine 2026-2027 · 12/09/2026

Leaders

Meilleurs joueurs de chaque équipe : points, rebonds, passes
France (F)Allemagne (F)
PTSGabby Williams 22Marie Guelich 12
REBJanelle Salaün 11Marie Guelich 10
PDGabby Williams 5Leonie Fiebich 4

Statistiques d'équipe

Feuille de match : statistiques des joueurs
France (F)Allemagne (F)
TIRS44,6 %43,6 %
3PTS10/277/21
LF18/219/15
REB3141
RO510

Qu’est-ce que cette performance, dans une salle acquise à la cause allemande, dit de la force mentale de vos joueuses ?

Oui mais les filles sont habituées à évoluer dans des salles comme cela. On l’a vécu aux Jeux, elles le vivent en WNBA. Elles sont décomplexées par rapport à cela. Ce sont des athlètes de très haut niveau. Même si on était en difficulté au départ, on a su trouver les ressources pour faire face à un environnement aussi hostile.

« Il ne faudra pas aborder la finale en pensant aux JO » 

Pour la première fois, vous avez affronté un adversaire qui a maintenu l’intensité très haut…

Quand on est en demi-finale, il ne reste plus que des fortes équipes. Il ne faut pas oublier que c’est le cinquième match de la compétition. Tous ces aspects de la performaance, ça impacte.
Nous, on a réussi à rester debout. En face, on a vu aussi qu’elles ont plongé peut-être physiquement, alors que quand on regardait le match au départ, elles nous ont vraiment impacté  là-dessus, sur des un contre un perdus, sur le rebond. Malgré tout, on a trouvé les solutions en restant soudés pour faire face.

Aujourd’hui, plus personne n’a peur de dire que l’équipe de France peut aller chercher le titre mondial. Ce qui était inimaginable il y a quelques années… Qu’est-ce qui a changé ? 

Tout un concept. Aujourd’hui, il ne faut pas oublier que la formation en France est très bonne. Les clubs, les Pôles Espoirs, le Pôle France : tout le monde travaille. Aujourd’hui, on a des équipes de France de jeunes qui performent au plus haut niveau. On s’aperçoit que de les avoir déjà à ce niveau-là, même dans les catégories jeunes, ça aide. Je pense que ce qui a vraiment optimisé tout ça, c’est le fait qu’on a eu beaucoup de filles aujourd’hui internationales, qui sont sur la WNBA et qui, tous les jours, sont confrontées aux meilleures. Forcément, c’est positif. Certains le voyaient comme quelque chose de négatif. Moi, j’ai toujours trouvé qu’à chaque situation, il y a des opportunités. Les filles le prouvent aujourd’hui et sans complexe. Je ne sais pas qui sera l’adversaire en finale, mais en tout cas, elles feront face, je n’ai aucun doute.

En vue d’aborder la finale, l’issue des Jeux Olympiques vous reste-elle en travers de la gorge ?

Oui, mais je pense qu’il ne faut pas l’aborder comme ça. Il faudra simplement essayer de trouver les moyens, et les solutions sur le terrain. Je n’ai aucun doute qu’elles sont motivées, qu’elles vont rester saoulées, déterminées par rapport à cet objectif. Maintenant, nous, le staff, tout le monde, on va essayer de travailler pour trouver quelques tricks, comme on dit, pour essayer de jouer notre adversaire, qui sera une très belle équipe.

« On est sûrs de ce qu’on fait ! » 

Ne plus regoûter à cette déception peut-il être un moteur ? 

Normalement, on dit qu’on apprend plus des échecs que quand on gagne. Encore plus récemment au championnat d’Europe, l’année dernière… On a tous goûté à quelque chose d’amer. On perd d’un point face à l’Espagne. Ce sont des choses qui forgent. Quand on construit la perf, il faut prendre en compte tout ça et essayer de trouver les solutions pour y pallier.

Quel est votre regard sur vos deux adversaires potentiels en finale, l’Espagne et les États-Unis ? 

Ce sont deux choses différentes. On connaît l’Espagne, c’est notre frère ennemi. On sait le niveau qu’elles jouent dans toutes les compétitions. C’est un jeu qu’on connaît. En face, les Américaines sont la meilleure équipe depuis 40 ans. Dans les deux cas, ce seront des adversaires de taille. Pour autant, je pense qu’on sera préparés à jouer l’une ou l’autre équipe.

Les Bleues ont maîtrisé leur sujet face à l’Allemagne (photo : Cécile Thomas)

Avez-vous la conviction que les filles sont plus armées qu’à Paris 2024 pour battre Team USA, si cela doit être les Américaines en face ? 

Un match reste un match. Aujourd’hui, les filles sont sûres de ce qu’elles font. Nous, on est sûrs de ce qu’on fait. À l’impossible, nul n’est tenu. On va passer à demain. On va s’y remettre, avec beaucoup d’espoir et beaucoup de volonté d’aller au bout.

Comment se préparer lorsqu’on ne connaîtra que l’adversaire vers 22h ? 

J’ai un staff qui travaille plus que moi (il sourit). Ils ont déjà commencé à anticiper sur les deux équipes. Il y a Christophe (Léonard), qui travaille sur l’Espagne, Myriam (Martin) travaille sur les Etats-Unis. On verra. Mais on a le temps : nous, on ne dort pas la nuit !

Propos recueillis à Berlin,

Image Alexandre Lacoste
Alexandre Lacoste est arrivé sur BeBasket en 2011, lorsque le site se prénommait encore Catch & Shoot. Amateur de portraits et de reportages, généralement au plus près des équipes de France lors des compétitions internationales, il aime chercher des angles originaux et des sujets qui vont au-delà du simple résultat sportif.

Dites byebye à la publicité et encouragez le travail effectué sur la couverture quotidienne du basket Français !

À partir de 5€Essai gratuit