Meneur de référence en Europe, Kevin Pangos tire sa révérence

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À partir de 5€Essai gratuitC'est donc sur une saison passée en Turquie, aux côtés de Petr Cornélie, qu'une nouvelle figure du basket européen moderne tire sa révérence. Après Nando De Colo, Nikola Kalinic ou encore Jan Vesely, le meneur international canadien Kevin Pangos a à son tour annoncé la fin de sa carrière professionnelle, dans un long message teinté d'émotions, de gratitude et de quelques regrets sur Instagram.
À « seulement » 33 ans, le meneur passé par Gonzaga en NCAA laisse derrière lui l'image d'un joueur fiable — plus de 170 matchs d'EuroLeague au compteur — au destin finalement barré par les blessures.
Jeune surdoué, forgé en NCAA
Avant de devenir l'un des joueurs cérébraux les plus respectés en Europe, Kevin Pangos a d'abord brillé sous les couleurs canadiennes avec deux médailles de bronze internationales chez les jeunes : aux Championnats des Amériques U16 en 2009, puis au Mondial U17 en 2010.
Il prend ensuite la direction de Gonzaga en NCAA, où, durant quatre saisons sous la houlette de Mark Few, il règne sur la conférence WCC. DE 2012 à 2015, il est nommé à quatre reprises dans la All-WCC First Team. Mais la NBA le boudera à la sortie de son cursus.
Six années d'ascension, entre EuroCup et EuroLeague
Non drafté, Kevin Pangos choisit rapidement de se tourner vers l'Europe. Là, il fait ses armes à Gran Canaria, avec d'entrée une place dans le deuxième meilleur cinq d'EuroCup. Mais c'est au Zalgiris Kaunas (2016-2018) que l'envol du jeune talent a définitivement lieu. En Lituanie, il réalise le doublé Championnat-Coupe en 2017 et 2018. Des performances qu'il parvient à réaliser en EuroLeague, guidant le club au Final Four en 2018, avec en prime une place dans le deuxième meilleur cinq de la compétition.
Devenu très convoité, il croise quelques français dans des grands clubs européens. Comme Thomas Heurtel au FC Barcelone, avec qu'il soulève une Liga en 2019. Mais aussi Andrew Albicy, à Saint-Pétersbourg, aux côtés de qui il signe sa meilleure campagne en carrière (13,5 points et 6,6 passes) et intègre - enfin ! - le prestigieux premier cinq de l'EuroLeague en 2021. Comme un ticket vers la NBA.
Le rêve NBA touché du doigt, puis le calvaire des blessures
Car après six saisons professionnelles, la Grande Ligue lui ouvre enfin ses portes, à 28 ans. Un rêve d'enfant exaucé pour Pangos, qui touche tout de même laborieusement à son but. « Ce n'était pas le chemin que j'avais envisagé. Non drafté. Six années passées à l'étranger. Puis, signer un contrat garanti avec les Cleveland Cavaliers à 28 ans », confie-t-il sur ses réseaux sociaux. Une parenthèse enchantée, qui ne dure qu'un temps. Et la fin de l'idylle professionnelle.
Champion d'italie en 2023 à Milan, c'est sous le maillot que l'Olimpia qu'il commence à rencontrer des problèmes physiques, notamment une rupture partielle du ligament croisé. Usé par les blessures à répétition, le Canadien a choisi de dire stop cet automne, après des aventures à Valence, Naples et à l'Esenler Erokspor, avec Petr Cornélie dans la peinture.
« Ma carrière a connu des sommets intenses et quelques bas profonds. Les blessures ont rendu ces dernières années extrêmement difficiles, mais je suis reconnaissant d'avoir lutté suffisamment longtemps pour que mes enfants puissent me voir jouer », confie-t-il, entre fierté et émotion. Sans amertume mais avec la certitude d'avoir tout donné, il veut désormais "tout donner pour le chapitre suivant", comme il l'a fait tout au long de son épopée de basketteur.


































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