Les Bleues décrochent la médaille de bronze après leur succès contre la Serbie
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitDe la désillusion au bonheur. Moins de vingt-quatre heures après son échec en demi-finales contre le Japon (71-87), l’équipe de France féminine a parfaitement réagi lors de la petite finale pour la médaille de bronze contre la Serbie (91-76), samedi à Tokyo. Une victoire historique puisque les Bleues décrochent leur deuxième breloque aux Jeux, après l’argent des Braqueuses à Londres, en 2012. C’est aussi une éclatante revanche sur la Serbie, vainqueure, il y a un mois de la finale de l’Euro aux dépens des tricolores.
@FraBasketball defeat the reigning @EuroBasketWomen champions Serbia to win their first ever Olympic bronze medal! #Tokyo2020 | #Basketball pic.twitter.com/AtFI3HH36s
— FIBA | #Basketball #Tokyo2020 (@FIBA) August 7, 2021
Jamais le basket français n’avait vécu pareille journée. Deux équipes sur le podium olympique. Quelques heures après l’argent des garçons, ce sont les filles qui se sont parées de bronze. Qui aurait pu conjecturer sur une telle réaction d’orgueil au lendemain d’une prestation insignifiante en demi-finales contre le Japon ? Acculées vendredi, conquérantes ce samedi. Il a fallu un quart-temps aux Bleues pour imprimer leur rythme et décontenancer les joueuses de Marina Maljkovic, dominées par les Etats-Unis vendredi (59-79). Déjà les premiers effets du travail de sape Gabby Williams (17 points à 6/9 de réussite aux tirs, dont 3/4 à 3-points, 8 rebonds et 4 passes décisives pour 26 d’évaluation) et Sandrine Gruda (14 points à 3/6 aux tirs, 8/8 aux lancers-francs, 5 rebonds et 4 passes décisives) se sont fait ressentir au cours du deuxième quart-temps (24-17, 43-40 à la mi-temps).

26 d’évaluation pour une Gabby Williams sensationnelle, et terriblement émue au buzzer final
(photo : FIBA)
Marine Fauthoux décisive
Dans ces matchs si particuliers, où la fatigue demeure le principal facteur, le banc demeure primordial. La France peut s’enorgueillir de posséder l’un des meilleurs de la compétition. Cela s’est vérifié dans le troisième quart-temps, lorsque Marine Fauthoux a inscrit 9 points en quelques minutes. 9 points d’une série de 13-4 (67-54) infligée aux Serbes. Probablement le meilleur passage de la carrière tricolore de celle qui devait surtout sa présence aux Jeux au forfait d’Olivier Epoupa. Du haut de ses 20 ans, la néo-landaise a emmené dans son sillage toutes ses coéquipières. Libérées et séduisantes, les Bleues ont dégaîné derrière l’arc primé (52%, 14/27). et ont même compté jusqu’à 19 points d’avance à six minutes du terme (78-59). Yvonne Andersen (24 points à 8/14 aux tirs) a bien réussi à rapprocher son équipe à neuf points (80-71). Ce fut vain (91-76, score final).

Bon sang ne saurait mentir : comme son père en 2005, Marine Fauthoux a réussi sa petite finale
(photo : FIBA)
Cliquez ici pour accéder aux statistiques
20 heures après avoir leur rêve se briser par la symphonie japonaise, six semaines après avoir loupé le titre européen face à ces mêmes Serbes, les tricolores ont enfin pu savourer un grand match accompli. Que ces images furent belles à voir sur le parquet de la Saitama Super Arena : Gabby Williams submergée par l’émotion, les larmes d’Alexia Chartereau… Et le beau sourire de Valérie Garnier, si décriée mais qui ramène la deuxième médaille olympique de l’histoire. L’argent pour les hommes, le bronze pour les femmes : le basket français se porte bien, merci pour lui.

Une belle photo de famille pour clôturer un été éprouvant pour les Bleues
(photo : FIBA)






























Commentaires (0)